LUZY : son histoire

La région de LUZY, au contact du Morvan forestier et des terres plus basses qui bordent le vieux massif, a été depuis longtemps occupée par les hommes : les plus anciennes traces de leur présence remontent à l'époque néolithique, il y a entre 5 et 6 000 ans, comme en témoigne le mégalithe de Chigy en bordure de la route qui mène à Bourbon-Lancy ; un important outillage de pierre taillée ou polie a été retrouvé dans les champs , notamment à Fléty.

De l'époque gauloise, sur le territoire des Éduens, nous conservons, à quelques kilomètres de Luzy, dominant la route d'Autun, l'oppidum (hauteur fortifiée) du Mont Dosne. Luzy a été construite sur le site d'une probable importante villa gallo-romaine ; c'était alors castrum (un camp fortifié) qui commandait le cours de l'Alène.

Le nom de Luzy (Lausia en latin) apparaîtrait pour la première fois avec Fortunatus (évêque de Poitiers, 530-609) dans "La vie de Saint-Germain, évêque de Paris" qui aurait été élevé près de Luzy, à Mazille, par son oncle.

Au castrum succéda la forteresse féodale. La ville fut affranchie au XIIIème siècle par les seigneurs du lieu, Héloïse et Henri de Brancion, qui octroyèrent une charte aux habitants au mois d'avril 1252. Au XIVème siècle, les barons donnèrent à la ville l'autorisation de se protéger en construisant une muraille.

Malgré des épidémies et des pillages au XVIème siècle, la ville prospéra, elle est qualifiée de "petite ville" sur des pièces d'archives de 1782, une petite ville très commerçante.

Au début du XIXème siècle, Luzy possédait plusieurs tanneries, ses foires jouissaient d'une grande réputation, les boeufs de Luzy étaient estimés, la ville comptait 1800 habitants.

La construction de la ligne de chemin de fer de Nevers à Chagny, ouverte en septembre 1867, favorisa le développement du commerce de la cité. A cette même époque, la municipalité acquit la maison Saclier pour en faire l'Hôtel de Ville actuel, avec les magnifiques tapisseries d'Aubusson qui font la fierté des Luzycois.

Au XXème siècle, Luzy subit le choc des deux guerres. Celle de 1914-1918 fit 175 morts dans la population luzycoise, coup d'arrêt à l'essor démographique de la fin du XiXème et du début du XXème siècle. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Luzy connut l'Exode, l'afflux des réfugiés, de nombreux prisonniers de guerre, mais aussi la Résistance, symbolisée par le Réseau-Fer et le Maquis Louis installé aux Fréchots sur la commune de Larochemillay.

Mais le XXème siècle, c'est aussi l'entrée dans le modernisme avec l'arrivée de l'automobile, de l'électricité, de l'eau courante. La vie associative est intense dans les activités sportives (football avec l'USL devenue l'USLM, basket féminin, tir sportif, tennis, natation, ...) et culturelles (Harmonie municipale ; Ecole d'Enseignement Artistique enseignant la musique, la danse et le théâtre ; multiples spectacles dont la fête du violon et la fête de l'accordéon).

La création de la Communauté de Communes "Entre l'Alène et la Roche" devenue "Des portes sud du Morvan", regroupant les douze communes du canton plus Saint Honoré les Bains, donna un élan qui permit de nouvelles réalisation : maison de santé, développement de l'abattoir, Grande Halle, ...

Luzy, plus que jamais, est une ville de passage, commerçante et animée.